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Notre nouvelle véranda

Notre nouvelle véranda - Manuel Owens

J’avais voulu une véranda. La demeure où j’habitais, maintenant seulement avec mon épouse, car nos deux filles et notre garçon, avaient pris chacun un appartement, était agréable, car un grand jardin l’environnait, et j’avais planté des arbustes, taillé les haies, entretenu la pelouse. Je souhaitais profiter de la vue de ce terrain bien entretenu et un abri vitré semblait être la solution idéale. Tout de même, avant de me lancer dans cette installation, je voulais me renseigner pour être sûr de faire le bon choix. J’avais réalisé ma planification fiscale, comme tous les ans, et je comptais utiliser les bénéfices de l’année passée pour aménager la maison. Ajouter une telle pièce serait intéressant à plusieurs points de vue et j’expliquais aussi ce choix par une mise en valeur de notre demeure. Assez moderne, elle se fond finalement dans le paysage avec son bardage de bois naturel.

La pièce que je voulais ajouter ne se révéla pas, finalement, si simple à choisir. Des contraintes liées au chauffage, une installation onéreuse et longue étaient les inconvénients générés par une véranda, d’après ce que je lisais sur Internet. J’étais assez déçu. Je pris quelques conseils auprès d’un architecte. Il œuvrait dans notre ville en qualité de conseiller pour la ville. J’étais intéressé par son expérience. Après m’avoir raconté toutes les difficultés qu’ils avaient eues dans sa demeure, suite à une inondation, il en est venu à m’expliquer que je ferais mieux d’installer une pièce à moitié en bois, à moitié vitrée. Bien sûr, le coût total se rapprocherait de celui d’un abri vitré, mais je n’aurais pas à chauffer autant. Par contre, je pourrais profiter de la vue sur mon jardin, il me l’assurait, tout était une affaire de construction.

Je lui montrais les croquis que j’avais réalisés. Nous étions dans son salon, et la lumière qui pénétrait me donna une idée. J’ajoutais une grande porte vitrée à la pièce que j’avais dessinée. Il me corrigea certains détails, mais il me fit remarquer que je pouvais, avec ces simples plans, commencer à contacter des artisans. Leurs devis me donneraient une première idée du montant que ce projet demanderait pour être exécuté. Ma conjointe proposa quelques finitions, qui ajoutèrent à l’ouvrage de la poésie et du raffinement. Nous avons pu mettre les meubles dans notre nouvel espace en mai. L’abondance des fleurs était visible de l’intérieur de notre maison. Même le chant des oiseaux était audible, tout comme le bruit de la pluie.

À propos de l’auteur :

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